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Mercredi 24 novembre 2010 à 14h00
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Vendredi 03 décembre 2010 à 14h00
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L'Adige à San Giorgio in Braida. Toile. Dans un cadre en bois sculpté et doré d'époque Louis XVI. Haut. 24,5 - Larg. 43,2 cm Gaspar van Wittel est originaire d'Amersfoot, près d'Utrecht dans un pays où certains peintres se spécialisent dans les vues de ville au début du XVIIe siècle. Formé dans l'atelier de Matthias Withoos, il arrive à Rome en ayant appris à observer et relever, au contact de la nature, chaque détail de la réalité. Remarqué par son compatriote Cornelis Meyer, ingénieur en hydraulique et piètre dessinateur, il illustre pour lui un traité d'hydraulique et réalise donc une série de vues du cours du Tibre entre Pérouse et Rome. Introduit dans le milieu de l'édition, il participe aux débuts des guides touristiques qui accompagnent le développement du Grand Tour et se spécialise dans les vues de ville à partir de 1680. Si ses premiers amateurs sont des collectionneurs romains, ses oeuvres, appréciées des érudits étrangers vont se disséminer dans toute l'Europe. Il est en effet de bon ton de rapporter de son voyage un dessin, une tempera et une huile, trois techniques que van Wittel pratique. Aujourd'hui, il n'est pas un grand musée qui ne possède une de ses oeuvres. Entre 1680 et 1685, il réalise un fonds de dessins qui, mis au carreau, seront réutilisés pour des oeuvres de plus grandes dimensions. Les traits de construction nettement visibles, les lignes verticales marquées y témoignent de sa maîtrise des lois de la perspective. Chroniqueur de son temps, il ne regarde pas Rome comme un vaste musée d'antiquités, mais comme une ville qui vit, évolue et se transforme à la suite de grands travaux. Une série de voyages l'amènent à portraiturer également Florence, Venise ou Naples. Il a pu s'arrêter à Vérone, sujet de notre tableau, en allant sur le Lac Majeur en 1690 ou lors d'un séjour à Venise (certainement remarqué par Carlevarijs et Canaletto) en 1694. La Bibliothèque Nationale Vittore Emmanuele conserve à Rome un dessin annoté Verona (à la plume, 32,5 x 50,5 cm, cf. Briganti,1966, cat. n° 211 d, repr. p. 324 et Briganti, 1996, cat. D344, p. 407, repr. p. 410). Très probablement coupé en partie gauche, il est la base des 6 versions peintes connues de L'Adige à San Giorgio in Braida, la nôtre étant jusqu'alors inédite. Oeuvres d'un artiste d'une précision remarquable, photographe avant la photographie, elles sont essentielles pour notre connaissance de la ville avant le passage des troupes françaises en 1801. L'enceinte construite par Cangrande della Scala, seigneur de Vérone de 1308 à 1329, alors intacte, court du bastion de l'église San Giorgio Maggiore (ou in Braida) au bastion delle Boccare, extrême avancée de la ville sur la rive gauche de l'Adige. En partie droite du tableau le château vicomtal, détruit, domine les bâtiments qui, face à San Giorgio, jouxtent la cathédrale. La singularité de notre tableau est dans la représentation de la propriété au premier-plan à gauche, correspondant à la partie supposée coupée du dessin exécuté sur le motif : alors que dans les autres versions son premier étage ouvre sur le fl euve par trois fenêtres, il en compte ici quatre. La porte cochère du parc diffère également. La maison a-t-elle subi des transformations ou l'artiste a-t-il inventé ce bâtiment ? On sait qu'effectivement il a produit environ 70 petits paysages d'invention dans les années 1700, probablement sous l'infl uence de Claude Lorrain et Jan Frans van Bloemen. La ville vit avec son fl euve, réchauffé ici des refl ets colorés des bâtiments. Sur la berge, des ânes remportent la farine produite par un de ces moulins qui profi tent du puissant courant de l'Adige, tandis que les lavandières travaillent sur l'autre rive. Autres versions : 1- Vue de Vérone avec San Giorgio in Braida (Toile, 49 x 97,7 cm, signée Gaspar van Wittel) d'une série de quatre, anc. coll. Colonna, déposé par le musée des Offi ces de Florence au musée du Castelvecchio à Vérone cf. BRIGANTI, 1966, cat. n°184, repr. p. 124-125 et 242 ; Laura LAUREATI in [Expo., 2002-2003] notice 63, p. 196-197, repr. et BRIGANTI, 1996 n° 322, p. 251, repr. p. 252. Cette version est considérée comme la plus ancienne. 2- L'Adige à San Giorgio in Braida (Toile, 50 x 40 cm, signée Gas. Van Witel., datée par Briganti 1710/20) coll. privée, Rome ; cf. BRIGANTI, 1966, cat. n° 185, repr. p. 243 et BRIGANTI, 1996, cat. n° 323, p. 251, repr. p. 252. 3- L'Adige à San Giorgio in Braida (Toile, 49,5 x 67,5 cm, signée, datée et située W.1705/Verona) Vente anonyme, Sotheby's, Londres, 8 décembre 1976, n° 71 ; cf. BRIGANTI, 1996, cat. n° 324, p. 251, repr. p. 252. 4- L'Adige à San Giorgio in Braida (Cuivre, 37,6 x 45,1 cm, signé Gaspar/Van Witel,) Vente anonyme, Sotheby's, Londres, 7 déc. 2005, n° 57, repr. 5- L'Adige à San Giorgio in Braida (Cuivre, 34,5 x 47 cm, signé et daté 1719 Gaspar/Van Witel,) Vente anonyme, Sotheby's, Amsterdam, 25 avril 1985, n° 48, repr. cf. BRIGANTI, 1996, cat. n° 325, p. 251, repr. p. 252. Bibliographie : Giuliano BRIGANTI, Gaspar van Wittel, il pittore di Roma moderna, Rome, 1966. «Gaspare Vanvitelli e le origini del vedutismo», exposition Rome et Venise, 2002-2003. Giuliano BRIGANTI, Gaspar van Wittel, nvelle édition par Laura LAUREATI et Ludovica TREZZANI, Milan, 1996. Nous remercions Madame Laura Laureati de nous avoir confi rmé l'authenticité du tableau après examen.
Adjugé 180000 €
Gaspar van WITELL, dit VANVITELLI (Amersfoot, 1652/53 - Rome, 1736)

L'Adige à San Giorgio in Braida. Toile. Dans un cadre en bois sculpté et doré d'époque Louis XVI. Ha...

Important bureau plat rectangulaire, de milieu, à toutes faces, et son cartonnier. GD Ils sont en placage d'acajou chenillé. Le bureau présente, sur une face, trois tiroirs, celui de droite dissimulant un compartiment mobile à quatre casiers. Au centre, le tiroir central est surmonté d'une tirette à abattant formant écritoire. Sur l'autre face, un rang de trois tiroirs. Deux tirettes latérales. Montants arrondis, pieds fuselés à cannelures. Riche ornementation de bronzes très finement ciselés et dorés à décor d'encadrements sur les deux faces de palmettes et de perles. Lingotière à feuilles d'eau. Bagues et sabots à perles et fines cannelures. Le cartonnier, mobile, présente huit casiers sur deux rangs, offrant des cartons à abattant sur les deux faces, numérotés de 1 à 8 sur l'une et portant sur l'autre face des indications suivantes : «Trésor de Monsieur», «Académie royale de musique», «Ecole royale de chant», «Affaires particulières», «Comédie françoise et italienne», «Argenterie et menus», «Lettres à répondre» et «Affaires des postes». L'intérieur est gainé d'une soie verte. Ferrure en laiton en S, souligné d'encadrement guilloché. Les cartons gainés de maroquin rouge, doré aux petits fers, présentant des encadrements feuillagés et dentelés. Galerie de bronze repercé à arcatures. Epoque Louis XVI. Le plateau et les tirettes latérales garnis d'un cuir vert à encadrement doré aux petits fers. La numérotation de 1 à 8 sur les cartouches de cuirs a été appliquée sur les deux faces des cartons au XIXe siècle. Ils masquaient les indications originales. Sur un côté, ils ont été enlevés. Légères restaurations à un tiroir et renforts d'usage Bureau : Haut. 81 - Larg. 200 - Prof. 103 cm Cartonnier : Haut. 32 - Larg. 181 - Prof. 29,5 cm Provenance : - Hôtel des Menus-Plaisirs à Paris, cabinet de Denis-Pierre-Jean Papillon de la Ferté, intendant des Menus-Plaisirs du roi. D'un dessin particulièrement épuré, le bureau présenté offre un très beau placage d'acajou souligné par un décor de bronze finement ciselé et doré. Son attribution se révèle toutefois difficile car une série d'ébénistes réputés peuvent l'avoir conçu ; citons toutefois un bureau d'Etienne Levasseur passé en vente à Paris, le 30 mai 1951, lot 118 ; un deuxième de Jean-Jacques Pafrat, présentant quatre tiroirs en ceinture, vendu à Paris, le 13 mai 1921, lot 29 ; un troisième de Pierre Garnier illustré dans P. Kjellberg, Le mobilier français du XVIIIe siècle, Paris, 2002, p.390 ; enfin un dernier estampillé Martin Carlin, qui parallèlement à une production de meubles ornés de panneaux de porcelaine réalisa également quelques meubles en placage d'acajou de très belle qualité dans l'esprit du bureau présenté. Les différentes mentions sur les cartons de maroquin rouge donnent l'identité du propriétaire de ce meuble : Trésor de Monsieur, Académie royale de musique, Ecole royale de chant, Affaires particulières, Comédie française et italienne, Argenterie et Menus, Lettres à répondre et Affaires et Postes. L'ensemble de ces inscriptions se reportent à un seul personnage de la fin de l'Ancien Régime : Denis-Pierre-Jean Papillon de la Ferté. En effet, lors de l'inventaire des meubles de M. de la Ferté à Paris (à l'hôtel des Menus-Plaisirs) à la fin de l'Ancien Régime sont décrits au rez-de-chaussée, dans le 2e cabinet côté du Midi : « Un bureau de 6 pieds 3 pouces (199cm) sur 3 pieds 2 pouces (101cm) en bois d'acajou garni de bronzes dorés d'or moulu six tiroirs, un septième servant de secrétaire avec pupitre à crémaillère, un des six autres doublé de velours vert et compartiments, deux tablettes couvertes de maroquin noir ainsi que le dessus du bureau. Chaque tiroir fermant à clé garni d'une entrée et bouton de cuivre doré d'or moulu, 2 anneaux pour tirer les tablettes en cuivre doré d'or moulu. Sur le dit bureau un serre papier en bois d'acajou de 5 pieds 8 pouces de long (180,5cm), ornements de cuivre doré d'or moulu avec 8 compartiments aussi en bois d'acajou. 8 cartons en maroquin rouge dentelles dorées s'ouvrant devant et derrière avec boutons de cuivre doré d'or moulu des deux côtés » (Archives Nationales, O/1/3299). L'inventaire des meubles des appartements de Papillon de la Ferté est relativement complexe, il peut être divisé en trois parties. Les indications font suite à l'inventaire : Tout d'abord les meubles appartenant à M. de la Ferté et qu'il cède aux Menus pour être compris dans les inventaires sont marqués O ou BO, les articles ne sont pas rayés ; deuxièmement les meubles appartenant à M. de la Ferté qui existent dans ses appartements aux Menus et qu'il garde pour son compte et qui ne seront point compris dans les inventaires ils sont marqués O ou BO et les articles sont rayés. Il n'y a aucune annotation O ou BO devant la description du bureau présenté, d'où la dernière explication : il faisait tout simplement partie de l'ameublement des Menus-Plaisirs. Cela est également confirmé par l'inventaire après décès de Papillon de la Ferté dans lequel le meuble n'apparaît pas. Ainsi ce bureau de fonction, fut de tout évidence commandé par le biais des Menus-Plaisirs pour le service de l'intendant, puis vendu lors des ventes révolutionnaires. Les Menus Plaisirs : L'organisation des Menus Plaisirs eut une importance majeure dans le rayonnement de la vie artistique parisienne dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il était un composant du ministère de la Maison du Roi. Dès le règne de Louis XIV, le développement considérable de la vie de la cour nécessita une réorganisation en profondeur. Sous l'impulsion de Colbert La Maison du Roi devint une administration essentiellement centrée sur la personne du Roi et de la cour en ayant la gestion complète de sa vie privée et publique. Elle était divisait en de nombreux départements ; elle comprenait notamment le domaine de la Couronne, les Manufactures Royales, les Comédies française et italienne, les Académies Royales de peinture et sculpture, d'architecture et de Musique. Cependant trois départements eurent, plus que les autres, une influence considérable sur les arts décoratifs de leur époque : la Direction générale des bâtiments, jardins, arts, académies et manufactures royales ; le Garde-Meuble de la Couronne et l'Argenterie, Menus-Plaisirs et Affaires de la Chambre du Roi, appelé communément les Menus, qui avait en charge l'organisation des spectacles et fêtes de la Cour et de ce fait, était en étroite relation avec les deux autres départements. En 1756, âgé à peine de 29 ans, Papillon de la Ferté achète l'une des trois charges d'intendant des Menus-Plaisirs. Il va apporter un nouveau souffle à cette organisation en participant activement à la diffusion d'un nouveau style décoratif : le Néoclassicisme, qui apparaît dès le début des années 1760 sous l'impulsion de collectionneurs tels le comte de Caylus et Ange-Laurent Lalive de Jully. Denis-Pierre-Jean Papillon, dit de la Ferté (Châlons 1727-Paris 1794). Fils de Pierre Papillon, trésorier de France, et de Jeanne du Verdier ; frère du fermier général Nicolas-Jacques Papillon d'Auteroche de Sannois. La carrière de Papillon de la Ferté s'organise autour de trois thèmes : la finance, les arts et la famille royale. Il fut successivement sous-fermier des Domaines (1750-1756), commissaire des Menus-Plaisirs du Roi (1756-1790), actionnaire de la Compagnie des Eaux des frères Périer, Trésorier général des Maisons et Finances du comte de Provence, dit Monsieur (1771-1789), intendant de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, contrôleur général des Menus-Plaisirs du comte de Provence (1775-1789), l'un des commissaires de l'administration de l'Académie royale de musique, receveur général des finances de Caen, administrateur général des Postes (1786-1791). Il se distinguait de ses contemporains par ses nombreuses affiliations parmi lesquelles : membre de la loge maçonnique « Saint-Jean d'Ecosse du Contrat Social », membre de la « Société philanthropique » fondée par Savalette de Langes et de la Société des Amis de la Constitution siégeant au couvent des Feuillants. Il était également graveur amateur, membre de la société des antiquaires de Cassel, grand amateur de tableaux, de dessins et de meubles ; enfin l'auteur de plusieurs ouvrages dont Extraits de différents ouvrages sur la vie des peintres (1776), Eléments de géographie (1783) et Système de Copernic ou abrégé de l'astronomie (1783). Une vie vouée aux sciences et aux arts qui ne sera pas épargnée par les troubles révolutionnaires ; Papillon de la Ferté est guillotiné à Paris, place du « Trône Renversé », le 19 messidor an II.
Adjugé 150000 €

Important bureau plat rectangulaire, de milieu, à toutes faces, et son cartonnier. GD Ils sont en pl...

Vue de Versailles côté cour, et Vue de Versailles côté parc, avec de nombreux personnages. Au centre, un portrait de Louis XIV. Deux projets d'éventail. Gouache polychrome avec rehauts d'or. Haut. 22,4 - Larg. 42,8 cm. Petites épidermures
Adjugé 240000 €
École française vers 1675

Vue de Versailles côté cour, et Vue de Versailles côté parc, avec de nombreux personnages. Au centre...

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