Deux exceptionnels vases aux saintes huiles en étain, d'égal - Lot 136

Lot n° 136
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Estimation :
7000 - 10000 EUR
Deux exceptionnels vases aux saintes huiles en étain, d'égal - Lot 136
Deux exceptionnels vases aux saintes huiles en étain, d'égale contenance. Corps globulaire à redent reposant sur un pied mouluré. Couvercle bombé et mouluré à prise en bronze tournée en forme de vase. Sur la panse sont gravées les armoiries de Gabriel de ROQUETTE, évêque d'Autun: de gueules au rocher d'argent mouvant de la pointe, au chef du même chargé de trois étoiles de gueules. Les réserves et leur couvercle sont identifiés par une mention désignant les huiles qu'elles contiennent SANCTUM CHRISMA» et «OLEUM INFIRMORUM. Au revers, poinçon de FRANÇOIS VILLETTE, reçu maître à LY ON en 1647, mort en 1698. Lyon. Seconde moitié du XVIIe siècle. Goulots verseurs endommagés et petit manque à un pied Haut. 36,7 - Diam. 29 - Diam. pied 19,7 cm Trois huiles, appelées « les saintes huiles », sont utilisées dans la liturgie catholique: l'huile des malades, l'huile des catéchumènes et le saint chrême, les deux premières sont bénites et la troisième, consacrée par l'évêque à la messe chrismale du Jeudi saint. Il manque la réserve pour l'huile des catéchumènes. Ces réserves à saintes huiles ont probablement été commandées par l'évêque Gabriel de Roquette. Grand vicaire du prince de Conti et abbé de Cluny, Gabriel de Roquette (né en 1624 à Toulouse et mort le 22 février 1707 à Autun), fut évêque d'Autun de 1666 à 1702. Orateur de talent, il travailla à la réforme de son diocèse et à son soutien temporel. Ses contemporains en donnent un portrait contradictoire. D'après Saint-Simon, Roquette serait le personnage qui aurait servi à Molière de modèle pour son Tartuffe. Biblio. LARTIGUE (Jean-Jacques). Dictionnaire & Armorial de l'épiscopat français (1200-2000). Paris, L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, 2002, n.4656.
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