École Florentine de la fin du XVIe siècle d’après Michelange - Lot 269

Lot n° 269
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Estimation :
30000 - 50000 EUR
École Florentine de la fin du XVIe siècle d’après Michelange - Lot 269
École Florentine de la fin du XVIe siècle d’après Michelangelo Buonarroti (1475-1564) Cristo Vivo Bronze à patine brune. Joint : une croix postérieure, en noyer. Christ : Haut. 33 cm et Haut. totale 64 cm Œuvre de référence : -Michelangelo Buonarroti, Christ sur la croix entouré de deux anges se lamentant, 1538-1541, dessin sur papier (Haut. 36,8 - Larg. 26,8 cm), Londres, British Museum, n° inv. 1895,0915.504. Littérature en rapport : -Hugo Chapman, Michelangelo Drawings: closer to the master, Yale University Press, New Haven, 2005, n° 91, pp. 254-7. - Ss dir. Pina Ragionieri, Vittoria Colonna e Michelangelo, catalogue de l’exposition tenue à la Casa Buonarroti, Florence, 2005, n° 49, pp. 165-6. -Ss dir. Victoria Avery, Michelangelo, sculptor in bronze. The Rotschilds bronze, University of Cambridge-The Fitzwilliam Museum, PWP Cambridge, 2018. -Michael Riddick, The thief of Michelangelo, models preserved in bronze and terracotta, 2020, Renbronze.com. - Michael Riddick, Michelangelo’s Crucifix for Vittoria Colonna, 2021, Renbronze.com. -Ss dir. Denise Allen et alii, Italian Renaissance and Baroque Bronzes in The Metropolitan Museum of Art, NY, The Metropolitan Museum of Art, 2022, notice 101, pp. 287-294. Le Christ est ici représenté au moment de son sacrifice, les yeux tournés vers le ciel, la bouche entr'ouverte, encore vivant et déjà victorieux. La composition serpentine du corps robuste renforce le dynamisme calme et la puissance apaisée de la figure christique. Cette représentation de Christ glorieux s’inspire directement du remarquable dessin de Michel-Ange daté des années 1538-1541 et conservé au British Museum à Londres. Ce dessin est généralement identifié comme le dessin de présentation d’une scène de Crucifixion réalisée pour sa confidente Vittoria Colonna (1490-1547), avec laquelle il partageait une intense correspondance spirituelle. Comme en témoignent les nombreux dessins et études encore conservés, l’intérêt de Michel-Ange pour la représentation de cette scène fondamentale de l’iconographie chrétienne a perduré tout au long de sa carrière, principalement dans les années 1530/1540 et dans les dernières années de sa vie. Le dessin du British Museum est rapidement devenu une image iconique de dévotion et de propagande de la Contre-Réforme. Il a été diffusé largement par la gravure (Giulio Bonasone, c. 1498-c. 1574), mais aussi par des copies dessinées (Giulio Clovio, 1498-1578) ou peintes, à l’instar de celle de Marcello Venusti (1512/1515 – 1579) dans la galerie Doria Pamphili à Rome. L’ouvrage Michelangelo, sculptor in Bronze, publié récemment par Victoria Avery, a mis en valeur l’activité de Michelangelo en tant que « faiseur de bronze », « the most significant and successful maker of bronze sculpture in Italia ». Outre ces grandes commandes officielles en marbre, il a, certes de manière moins fréquente mais régulière, réalisé des modèles pour des commandes d’œuvres de petites dimensions en métal. La spécialiste suggère que ces demandes auraient été faites par des clients désirant le travail de Michel-Ange, tout en reconnaissant les contraintes de son précieux temps. Il aurait ainsi créé des modèles tout en sous-traitant la coulée et la finition à des fondeurs spécialisés. Notre crucifix serait le premier bronze rattaché au dessin de Michel-Ange à être identifié. Un autre exemplaire en bronze qui semble similaire a toutefois été vendu aux enchères le 19 octobre 2020 par l’Étude Rennes Enchères, lot 45. Il était présenté comme Anonyme du XVIIIe siècle. Quatre crucifix de Michel-Ange sont connus et documentés : le plus célèbre, réalisé en bois en 1492 pour l’église Santa Maria del Santo Spirito de Florence ; un autre mentionné en 1562 dans une correspondance avec son neveu Lionardo ; un petit crucifix en bois inachevé conservé à la Casa Buonarroti ; enfin, celui que Giorgio Vasari cite comme don de l’artiste à son ami Menighella. Un cinquième crucifix en bronze, dont la genèse n’est pas unanimement partagée, pourrait avoir été donné en cadeau à Vittoria Colonna. Ce dernier est relié à deux dessins considérés de nos jours comme préparatoires à une œuvre sculptée (Etudes de personnage pour une crucifixion, c. 1530-45, Teylers Museum, Haarlem). Ils datent de la même décennie que le dessin ayant servi de modèle à notre Christ. L’identification de notre crucifix permet de se pencher à nouveau sur le dessin de la Crucifixion du British Museum. Si ce dessin est généralement considéré par la critique comme préparatoire à un tableau, on pourrait supposer qu’il soit plutôt préparatoire à une sculpture. Michel-Ange s’attache clairement à rendre le corps robuste et triomphant du Christ dans ses trois dimensions. La croix est à peine évoquée, la figure sort de la feuille et l’anatomie est traitée par grandes masses, par jeu d’ombres et de lumière. La puissance du modelé et la t
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